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Direction technique et stratégique : pourquoi les syndics de copropriété en ont besoin pour réussir leurs rénovations

Une direction technique externalisée, en temps partagé, pour que vos gestionnaires portent eux-mêmes les projets de rénovation énergétique de vos copropriétés. Ce qu'elle recouvre, pourquoi le besoin grandit, et comment elle fonctionne.

Matthieu Billaudé7 min de lecture

En assemblée générale, l'assistant à maîtrise d'ouvrage (AMO) vient de présenter le scénario de travaux. Une copropriétaire se tourne vers son gestionnaire et demande : « Ce qu'a dit le monsieur, c'est vrai ? » Les intervenants extérieurs sont compétents, mais ce sont des inconnus. Le gestionnaire, elle le connaît. Au moment du vote, c'est lui qu'on croit.

J'ai conçu la direction technique et stratégique pour ce moment-là. C'est une direction technique externalisée, en temps partagé, qui donne aux gestionnaires de votre cabinet de syndic de copropriété les moyens de porter eux-mêmes vos projets de rénovation énergétique.

Ce qu'est la direction technique et stratégique

Quelques jours par mois, pendant six à douze mois, je travaille aux côtés de votre direction et de vos gestionnaires, sur vos propres dossiers, jusqu'à ce qu'ils soient autonomes. Mon intervention est facturée au cabinet, et c'est votre cabinet qui reste l'interlocuteur du syndicat des copropriétaires.

Vos gestionnaires ont besoin d'une intelligence stratégique du projet, pas des compétences d'un AMO : savoir qui fait quoi, anticiper les étapes, piloter les prestataires et faire valoir le rôle du cabinet devant les copropriétaires.

Pourquoi le besoin grandit

Les obligations se sont accumulées. Depuis le 1er janvier 2025, toute copropriété de plus de quinze ans destinée en tout ou partie à l'habitation doit disposer d'un projet de plan pluriannuel de travaux, et le syndic doit en soumettre l'adoption à l'assemblée. Le diagnostic de performance énergétique collectif concerne désormais les copropriétés de toutes tailles dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. MaPrimeRénov' Copropriété impose le recours à un AMO. Dans le même temps, je vois la demande de rénovation monter chez les copropriétaires.

Le métier de syndic s'est construit sur le droit et la comptabilité ; le pilotage d'une rénovation énergétique est venu s'y ajouter. Faute de repères, le gestionnaire reste sur la gestion courante et laisse la parole technique aux intervenants extérieurs. Le cabinet perd alors son rôle de chef d'orchestre, et c'est souvent là que le projet se grippe, parfois avec des tensions entre l'AMO, le maître d'œuvre et le cabinet.

Vu du côté de l'opérateur, la première cause de blocage consiste à aborder la rénovation par la technique. Le bâtiment basse consommation et l'étiquette énergétique parlent peu aux copropriétaires. Ce qui leur parle, c'est leur logement et la crainte de la dépense. Sans pédagogie, aucun projet ne passe : il faut écouter, répondre à chaque situation et orienter. L'AMO le fait bien, et le syndic doit savoir le faire aussi.

La deuxième cause de blocage, c'est le dossier. L'Agence nationale de l'habitat (Anah) et les services instructeurs demandent de nombreuses pièces, qui se préparent à l'avance avec l'AMO et le maître d'œuvre. Quand personne n'a expliqué au gestionnaire et à son assistant(e) de copropriété à quoi sert chaque pièce, le dossier attend, sans que quiconque l'ait voulu.

De grands groupes de syndics ont créé un poste dédié à la rénovation énergétique pour épauler leurs agences. Pour le métier comme pour les gestionnaires, c'est une plus-value évidente. Tous les cabinets ne peuvent pas faire ce choix :

  • les profils capables de tenir toute la chaîne sont rares, et ce sont souvent d'anciens gestionnaires qui se sont formés seuls ;
  • un poste à temps plein est une charge fixe, alors que la rénovation arrive par vagues ;
  • les revenus sont différés : les honoraires sur les travaux votés arrivent au fil du projet, souvent trois à cinq ans après son lancement.

Monter en compétence sur la rénovation reste pourtant un investissement pour le cabinet. Une opération bien coordonnée renforce sa position : il garde ses mandats et en conquiert de nouveaux.

« Au moment du vote, c'est le gestionnaire qu'on croit. »
Matthieu Billaudé

Pourquoi je peux y répondre

J'ai passé quinze ans dans la rénovation énergétique des copropriétés, d'une agence locale de l'énergie et du climat jusqu'à la direction générale d'un opérateur national de 55 salariés. Plusieurs centaines de copropriétés ont été rénovées par l'entreprise que je dirigeais. Je connais chaque étape d'une rénovation en copropriété, de l'audit à la réception des travaux. Je connais aussi les dispositifs publics, des opérations programmées de l'Anah aux aides locales, pour orienter chaque copropriété vers le dispositif le plus adapté quand il existe.

Faire monter vos équipes en compétence

Le temps nécessaire dépend du point de départ. Un cabinet qui n'a encore jamais embarqué une copropriété dans un projet de rénovation commence par les bases :

  • comprendre les enjeux, et les risques pour une copropriété de ne pas agir ;
  • repérer dans le parc les copropriétés prêtes à se lancer ;
  • évaluer le risque humain, car une copropriété prête sur le papier peut avoir un conseil syndical qui ne l'est pas ;
  • apprendre à parler de ces sujets en assemblée, avec assurance.

La formation s'adresse d'abord aux gestionnaires et aux assistant(e)s de copropriété, qui préparent en coulisses les convocations, les pièces et le suivi administratif des dossiers. La direction y a aussi sa place : un cabinet qui fait de la rénovation énergétique un axe de développement doit fédérer toute son équipe autour de ce but.

Un gestionnaire à qui l'on confie un projet de rénovation craint souvent d'y perdre tout son temps. Je le rassure sur ce qu'il sait déjà faire, et je travaille avec la direction pour que le temps nécessaire soit prévu et réparti entre les gestionnaires et leurs assistant(e)s, sans sacrifier la gestion courante.

Dépasser le plafond de verre

Un dossier de rénovation globale demande plus de 150 heures à un gestionnaire, en plus de son portefeuille. C'est ce qui plafonne le nombre de projets qu'un cabinet peut suivre. Une bonne part de ce travail peut être préparée par les assistant(e)s de copropriété, à condition qu'ils sachent ce que chaque étape demande. Pour relever ce plafond, j'apporte de la méthode et des outils : un dossier type, la liste des pièces à réunir, des trames pour préparer les assemblées, un suivi des copropriétés du parc. Si le cabinet le souhaite, un outil adapté à son organisation peut être développé avec Liwin.

Ce qui reste après les travaux

La rénovation est aussi le moment de remettre de l'ordre dans le dossier de la copropriété. Les plans sont souvent introuvables et les documents dispersés. Or le syndic tient déjà le carnet d'entretien de l'immeuble et sa fiche synthétique : le projet est l'occasion de les compléter et de rassembler tout ce que l'on sait du bâtiment.

Cette information reste une fois les travaux terminés. L'AMO et le maître d'œuvre repartent, le gestionnaire reste. C'est lui qui gérera le bâtiment rénové, ses équipements et ses données. Un syndic qui connaît son immeuble sur le bout des doigts le fait savoir en assemblée, et ses copropriétaires le voient.

Un projet de rénovation fait aussi réfléchir certains copropriétaires à leur avenir. Un cabinet qui gère la location et la vente peut accompagner chacun dans son choix : rester et profiter d'un logement rénové, ou vendre dans de bonnes conditions.

Mon engagement d'indépendance

Je ne pilote pas les prestataires à la place de vos gestionnaires : je leur donne la compétence pour le faire. C'est votre cabinet qui consulte et qui choisit l'AMO et le maître d'œuvre. Si vous n'en connaissez pas, je vous présente plusieurs candidats et j'aide vos gestionnaires à comparer leurs offres, sans exprimer de préférence. Je ne perçois aucune commission des prestataires.

Comment ça commence

  1. L'audit des besoins, gratuit : un rendez-vous dans votre cabinet, sur vos dossiers en cours. Si je ne vois rien à améliorer, je vous le dis.
  2. Un projet de six à douze mois : sur devis, quelques jours par mois, avec d'abord la formation, puis l'accompagnement sur vos dossiers.
  3. L'autonomie : vos gestionnaires lisent un audit, portent un projet en assemblée et pilotent les prestataires, seuls.

Mon objectif est simple. À la prochaine assemblée, quand une copropriétaire demandera « Ce qu'a dit le monsieur, c'est vrai ? », je veux que son gestionnaire puisse répondre oui, et expliquer pourquoi.

Les questions que l'on me pose

Qu'est-ce qu'une direction technique externalisée pour un syndic ?

C'est une compétence technique et stratégique mobilisée quelques jours par mois, sans créer de poste. Je la propose sous la forme d'un projet de six à douze mois : je forme et j'accompagne vos gestionnaires sur vos propres dossiers, jusqu'à ce qu'ils portent seuls vos projets de rénovation.

Quelle différence avec un assistant à maîtrise d'ouvrage ?

L'assistant à maîtrise d'ouvrage travaille pour le syndicat des copropriétaires, sur un immeuble et pour un projet ; il est obligatoire pour bénéficier de MaPrimeRénov' Copropriété. Je travaille pour votre cabinet, sur l'ensemble de votre parc : je donne à vos gestionnaires les moyens de choisir et de piloter les prestataires, sans prendre leur place.

Combien coûte une direction technique et stratégique ?

L'intervention est facturée au cabinet, à la journée, quelques jours par mois. Un projet de six à douze mois reste une fraction du coût d'un poste à temps plein, sans charge fixe. Le tarif est précisé sur devis, après l'audit des besoins, qui est gratuit.

Vaut-il mieux recruter un responsable technique ?

Un poste dédié apporte une vraie plus-value, mais les profils capables de tenir toute la chaîne sont rares, et le poste est une charge fixe alors que la rénovation arrive par vagues. Former toute l'équipe laisse la compétence dans le cabinet, même quand quelqu'un part.

Percevez-vous des commissions des prestataires ?

Non, aucune. C'est votre cabinet qui consulte et qui choisit l'assistant à maîtrise d'ouvrage et le maître d'œuvre. Si vous n'en connaissez pas, je vous présente plusieurs candidats et j'aide vos gestionnaires à comparer leurs offres, sans exprimer de préférence.

Sources

  1. Légifrance
  2. Légifrance
  3. Légifrance
  4. Ministère de la Transition écologique
  5. france-renov.gouv.fr